La robe de mariée

Bonjour cher lecteur,

Aujourd’hui, je vais t’expliquer comment j’ai réalisé ma robe de mariée pour la mairie.

D’abord, un petit peu de contexte : nous nous sommes mariés à la mairie puis à l’église. Petit détail, je voulais absolument que mon futur mari découvre ma robe de mariée (de princesse) à l’église, au bout de l’allée, sur fond de marche nuptiale… (pas chiante la meuf !) Sachant que pour nous la mairie était juste une formalité administrative (on y est d’ailleurs allés seulement avec nos proches et nos témoins), hors de question de m’y rendre avec ma grande et belle robe de princesse !

C’est alors qu’est venue l’idée d’avoir une seconde robe, juste pour la mairie. Après avoir commandé ma robe pour l’église, qui était assez imposante il faut le dire, j’ai continué à traîner sur pinterest (à ne jamais faire, ô grand jamais !), et les robes de mariées un peu style « bohèmes » me faisait de plus en plus envie… J’en suis arrivée à me demander si je n’avais pas fait une boulette en commandant une robe princesse (oui, c’est le terme technique, j’invente pas), si je ne serai pas finalement ridicule dans ma grosse robe version Walt Disney… Sachant que j’avais déjà investi une coquette somme dans cette robe (d’ailleurs je vis depuis avec un rein en moins), hors de question d’acheter une deuxième robe dans le commerce, même si certains modèles me faisaient littéralement fondre :

Robe Cécilia de chez Marie Laporte <3

Tu te doutes de la suite lecteur : j’ai donc foncé chez Mondial Tissus (mon fournisseur non officiel mais quasi exclusif), acheté du crêpe ivoire, de la mousseline ivoire, du biais crème satiné, et de la dentelle. J’ai pris de gros métrages, parce que je voulais faire une petite traîne, et au final, je n’en ai eu que pour une cinquantaine d’euros… (le budget du mariage a dit « ouf ! »).

Pour le modèle, je voulais faire une robe « esprit » Cécilia de Marie Laporte, avec le dos nu en dentelle. Bien sûr ma version est beaucoup moins soignée, mais malheureusement, c’était soit ça, soit il fallait faire une croix sur le traiteur.
Je suis donc partie d’un patron que je m’étais acheté quelques mois plus tôt, inspirée par un (super) article de Jolies bobines : la Tanja dress de Schnittchen Patterns.

Robe Tanja de chez Schnittchen Patterns

J’avais déjà découpé le patron, et je l’ai donc décalqué sur du papier de soie pour pouvoir le modifier comme je voulais. En gros, ça donne ça :

J’ai travaillé sur un patron entier (par opposition au demi-patron) parce que je voulais me rendre compte de ce que ça rendait, mais on peut très bien conserver le demi-patron et couper sur le pli du tissu. J’ai donc fait une toile, pour voir où dessiner mon cœur (comme c’est beauuu !) afin de former un bustier. Cette toile m’a également permis d’ajuster la longueur du bustier et donc l’endroit où le haut rejoint le bas.

Les pinces, ainsi que les manches sont inchangées par rapport au modèle d’origine. J’ai juste modifié (assez drastiquement) le dos, pour obtenir un effet comme sur la Cécilia de Marie Laporte. Mais la base demeure le patron de la robe Tanja de Schnittchen Patterns.

Pour le bas, j’ai fait du grand « a cappella » : j’ai juste fait en sorte que le haut du bas corresponde avec le bas du haut (allez bam, petit chiasme, normal), ensuite, j’ai tiré de grands traits pour que le bas fasse 1m20 de long au max devant et 1m70 derrière. Au final, c’était beaucoup beaucoup trop ! J’ai enlevé pas mal au moment de faire l’ourlet. Mais bon, autant on peut couper, autant on ne peut pas rallonger, donc, sans regret !

Patron du bas : à gauche le dos, à droite le devant

Pour le haut, j’ai coupé toutes les pièces dans la dentelle, en prenant la précaution pour les triangles du dos, et les manches, de couper suivant les motifs (des fleurs en l’occurrence), histoire d’avoir une jolie finition. Pour l’encolure, je l’ai terminée avec un biais satiné, façon couture anglaise. J’ai laissé de la sur-longueur sur le biais pour pouvoir nouer les deux pans, et serrer comme je le voulais.
Pour le bustier et le bas, j’ai tout coupé une fois dans le crêpe, qui était bien épais (histoire qu’on ne voit pas la mariée toute nue).
Et enfin, j’ai coupé le bas dans la mousseline.

Petite précision, j’ai ajouté une petite fermeture zip invisible de 15 cm sur la partie milieu dos, histoire de pouvoir rentrer mes grosses fesses dans la partie jupe.

Une fois le tout assemblé, ça donne ça :

Et enfin portée (pour l’ouverture de bal) :

  

  

 

La robe « Balloon »

2016-10-18

L’année dernière, mon ami-collègue-covoitureur nous annonçait qu’il allait passer l’anneau à celle qui partage sa vie depuis… heu je veux pas dire de bêtises, alors on va dire longtemps !

J’étais déjà vraiment hyper heureuse pour eux, quand ils m’ont demandé, ainsi qu’à ma-copine-Emilie, de faire les robes pour les petites demoiselles d’honneur. Alors là, triple sentiment de : bonheur – fierté – plaisir. Qu’ils nous fasse confiance pour quand même le plus beau jour de leur vie, ça m’a fait vraiment plaisir. J’avais l’impression d’apporter ma petite contribution. Par contre, grosse pression ! Mes vêtements n’ont jamais passé le seuil de ma penderie… C’était ma première commande. En plus pour une petite fille… big challenge. Continuer la lecture de « La robe « Balloon » »